Choisir un prénom pour bébé : tendances 2024 | Mum etc.
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Choisir un prénom pour bébé

Louise, Gabriel, Ambre, Maël… Vous séchez sur LE prénom ? On a plongé dans les derniers chiffres de l'état civil pour voir qui cartonne, qui revient de loin et qui a carrément disparu. J'avoue, c'est un peu addictif.

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Choisir un prénom pour bébé
01 Le palmarès

Qui sont les champions ?

Palmarès des prénoms

Avant de chercher LE prénom rare, regardons ce que choisissent les autres. Voici le top 10 officiel des bébés nés en France, d'après les derniers chiffres du fichier des prénoms de l'INSEE. Et il y a quelques surprises.

Côté filles, c'est Louise qui garde la couronne, suivie de Jade et Ambre. Côté garçons, Gabriel truste la première place depuis des années, avec Raphaël et Léo sur le podium. Vous remarquez ? Que du doux, du court, du lumineux.

Top 10 filles *
  1. Louise
  2. Jade
  3. Ambre
  4. Alba
  5. Emma
  6. Alma
  7. Romy
  8. Rose
  9. Alice
  10. Anna
Top 10 garçons *
  1. Gabriel
  2. Raphaël
  3. Léo
  4. Louis
  5. Noah
  6. Arthur
  7. Adam
  8. Jules
  9. Maël
  10. Léon

Le truc fou ? Même en tête, un prénom ne pèse plus grand-chose. Gabriel, numéro un chez les garçons, a été donné à environ 4 565 bébés. Louise, à environ 3 135, soit à peine 1% des petites filles. Sur des centaines de milliers de naissances, autant dire une goutte d'eau. On y revient juste après, parce que ça change tout.

02 La grande tendance

Fini les prénoms qu'on partage à dix dans la cour

Liste de prénoms manuscrite sur un carnet

Voici LA donnée qui m'a scotchée. Dans les années 1900 comme dans les années 1960, les 50 prénoms les plus donnés suffisaient à nommer 3 bébés sur 4. Aujourd'hui ? Ces mêmes 50 prénoms vedettes ne couvrent même plus un tiers des naissances (autour de 28% des filles, 32% des garçons).

Traduction : on veut de plus en plus que notre enfant ait un prénom un peu à lui. Le prénom star ne dépasse plus 1 à 2% des naissances. Quand Léa caracolait en tête au début des années 2000, elle coiffait plus de 7 000 bébés filles. Louise, championne actuelle, en rassemble plus de deux fois moins.

Du coup, le fameux stress du "et s'il y en a trois dans sa classe ?" est de moins en moins fondé. Statistiquement, même avec un prénom du top 10, votre bébé a toutes les chances d'être le seul de sa classe à le porter. Plutôt rassurant, non ?

Autre signe des temps : les prénoms raccourcissent. Depuis les années 1950, les prénoms longs ont fondu au profit des prénoms de 4 ou 5 lettres. Léo, Jade, Rose, Adam, Anna. Courts, ronds, faciles à crier dans un parc. On est clairement dans l'air du temps.

03 Vintage is back

Les prénoms de nos arrière-grands-mères font leur come-back

Album photo ancien posé sur une table en bois

Vous avez remarqué tous ces Louise, Rose, Alice, Jeanne, Léon, Jules ? Ce ne sont pas des prénoms inventés. Ce sont ceux de nos arrière-grands-parents, partis aux oubliettes pendant un siècle, et qui reviennent en force.

C'est ce qu'on appelle le cycle des prénoms, et il dure environ un siècle. Un prénom adoré, puis ringardisé parce que "c'est le prénom de mamie", puis oublié assez longtemps pour redevenir frais et charmant. Les Louise et les Jules d'aujourd'hui, ce sont un peu les Mauricette et les Marcel de 1920. Et dans cent ans, vos petits-enfants trouveront sûrement Kenza et Lyam délicieusement rétro.

À l'inverse, certains prénoms ultra-stars d'il y a vingt ou trente ans ont quasiment disparu des maternités. Les Kévin, Sandrine, Nathalie, Stéphanie de notre jeunesse ne sont presque plus donnés aux bébés d'aujourd'hui. Pas grave, leur tour reviendra. Vers 2080, à vue de nez.

04 Effet boule de neige

Quand une série ou un footballeur s'en mêle

Télévision allumée dans un salon cosy

La culture pop joue à fond sur nos choix, parfois sans qu'on s'en rende compte. Et les chiffres le prouvent noir sur blanc.

L'exemple le plus parlant : Kylian. Ce prénom déclinait tranquillement depuis le milieu des années 2000. Et puis 2018 arrive, la Coupe du monde, Mbappé. Bing, le prénom remonte d'un coup entre 2017 et 2019, avec plusieurs centaines de bébés qui ne l'auraient sans doute jamais reçu sans ce but en finale. Détail amusant : seule l'orthographe "Kylian" en a profité, pas les Kilian ni les Killian.

Les séries, les chanteuses, les héros de dessins animés font pareil. Un personnage attachant débarque, et quelques mois plus tard son prénom pointe dans les maternités. Alors si vous craquez sur un prénom, demandez-vous juste : est-ce que je l'aime vraiment, ou est-ce que c'est ma série du moment qui parle ? (Les deux sont valables, hein.)

Et puis il y a la grande mode des prénoms mixtes. Charlie, Camille, Alix, Andrea… De plus en plus de prénoms voyagent entre les genres. Aujourd'hui, environ un bébé sur huit reçoit un prénom porté aussi par des enfants de l'autre sexe. Camille, par exemple, qui s'était bien féminisé, redevient un prénom de garçon une fois sur deux. Le grand chamboule-tout.

05 Le vrai sujet

Bon, et vous, comment on choisit ?

Parents complices regardant un test de grossesse

Les chiffres, c'est fun. Mais au moment de décider, ce ne sont pas les statistiques qui comptent, c'est votre cœur. Voici les vraies questions à se poser, entre nous.

  • Dites-le à voix haute, en entier. Prénom plus nom de famille, dix fois. Vous le crierez du fond du jardin pendant vingt ans, autant qu'il sonne bien. Méfiez-vous des enchaînements de sons rigolos ou des initiales qui forment un mot.
  • Pensez à la cour de récré. Sans devenir parano : un prénom qui rime trop facilement avec une moquerie, ça peut peser. Mais ne renoncez pas à un prénom que vous adorez pour ça, les enfants trouvent toujours quelque chose.
  • Le sens et l'histoire comptent. Un prénom qui relie à une grand-mère adorée, à un voyage, à une rencontre, c'est une jolie histoire à raconter plus tard. Le prénom devient un petit cadeau chargé de sens.
  • Mettez-vous d'accord à deux. Le grand classique : vous adorez, votre moitié déteste (souvent à cause d'un ex ou d'un prof détesté en CM2). Faites chacun une liste, croisez, négociez. C'est aussi ça, devenir parents ensemble.
  • Gardez-le un peu secret. Mon conseil de copine : si vous l'annoncez trop tôt, tout le monde aura un avis. Parfois, mieux vaut le révéler le jour J, quand le bébé est là et que personne n'ose plus rien dire.

Et si vous hésitez jusqu'au dernier moment ? C'est ultra fréquent. Beaucoup de parents arrivent à la maternité avec deux ou trois prénoms en tête et tranchent en regardant le visage de leur bébé. Spoiler : ça marche très bien aussi.

Mode ou pas mode, vintage ou ultra-rare, il n'y a pas de mauvais choix. Le bon prénom, c'est celui qui vous fait sourire quand vous l'imaginez sur votre bébé. Faites-vous confiance, vous allez trouver. Et vous, vous avez déjà une petite idée ?

Sources des données chiffrées : Insee, Fichier des prénoms, dernière édition disponible (prénoms attribués aux enfants nés en France, données les plus récentes publiées par l'Insee), et l'analyse de Baptiste Coulmont à partir de ce même fichier. L'Insee publie ces données une fois par an, avec environ un an de décalage ; les effectifs sont arrondis au multiple de 5 le plus proche.

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